IMA, ABA VECHOL HASEAR

(Israël)          

Ima, aba vechol hashe’ar

Uchshehalaylah tam vehashemesh me’irah
Hated’i ima mah le’eineinu nir’a ?
Etzim saviv, ramei tzameret ach charukei geza
Batim gdolim saviv ach harusim hem dehuyei tzeva
Mehalech al harisot ani, ima
Veta’amini li ein kan shum agas ve’ein kan perach.

Lo giborim anachnu ki melachtenu shchorah
Tishka hashemesh, tavo ha’alatah
Ve’az nanum bivgadenu bamitah
Ken ima, zeh chashuv, zeh kasheh vezeh nora.


Bechayaye shezeh kasheh ach ani nish’ar
Aforah ha’adamah veshachor ha’ofek
Vekachol shamayim ke’ilu mishtaheh vehu mamtin
Velo nogea, hu lo nogea be’ofek hashachor
Beine’hem chalal, shum kesher vechol ha sha’ar
Vezeh kasheh me’od ach ani nish’ar
Yesh kan geder ta’il veachareah cherev shlufah
Ima, aba vechol hash’ear.

Lo giborim anachnu ki melachtenu shchorah
Tishka hashemesh, tao ha’alatah
Ve’az nanum bivgadenu bamitah
Ken ima, zeh chashuv, zeh kasheh vezeh nora.


Uchshehalaylah tam vehashemesh me’irah
Hated’i imam ah le’eineinu nir’a ?
Maman, papa et tous les autres

Lorsque la nuit est terminée et que le soleil brille,
Sais-tu, maman, ce que nous voyons ?
Des arbres tout autour, aux hautes cimes mais aux troncs brûlés,
De grandes maisons tout autour mais aux couleurs ternies,
J’avance parmi des ruines, maman,
Et crois-moi, on ne trouve ici ni poirier ni fleur.

Nous ne sommes pas des héros car notre travail est sinistre,
Le soleil déclinera, l’obscurité viendra,
Et alors nous somnolerons dans nos lits, tout habillés,
Oui, maman, c’est important, c’est dur et c’est terrible.


Je jure que c’est dur mais je reste,
La terre est grise et l’horizon obscur,
Et c’est comme si le bleu du ciel s’attarde et attend
Mais il ne perce pas, il ne perce pas le noir horizon.
Entre eux, le vide, aucun lien et tout le reste.
C’est très dur mais je reste.
Il y a ici un réseau de barbelés et derrière lui, une épée dégainée.
Maman, papa et tous les autres.

Nous ne sommes pas des héros car notre travail est sinistre,
Le soleil déclinera, l’obscurité viendra,
Et alors nous somnolerons dans nos lits, tout habillés,
Oui, maman, c’est important, c’est dur et c’est terrible.


Lorsque la nuit est terminée et que le soleil brille,
Sais-tu, maman, ce que nous voyons ?
Texte : Reuven Politi .

Source : Danses d'Israël

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